Votre maïs souffre de la sécheresse et vous vous demandez s'il faut sortir l'ensileuse sans attendre ?
La tentation est grande, mais une récolte trop précoce peut coûter plus cher que quelques jours de patience.
En prenant le temps d'observer chaque parcelle, vous mettez toutes les chances de votre côté pour produire un ensilage de qualité et sécuriser l'alimentation de votre troupeau cet hiver.
Avant de récolter, regardez votre parcelle de près
Sous l'effet des fortes chaleurs et du manque d'eau, les maïs sont très hétérogènes cette année. Une parcelle peut sembler totalement desséchée en bordure, alors que les plantes situées au centre continuent encore d'évoluer.
Le premier réflexe consiste donc à parcourir la parcelle en diagonale et à observer plusieurs zones, pour avoir une vision représentative de l’ensemble de la parcelle.
Quelques repères simples peuvent vous guider :
- Avant la floraison
S'il reste encore des feuilles vertes, notamment au cœur de la plante, laissez le maïs évoluer quelques jours.
Si la plante est presque entièrement sèche. Arrachez quelques pieds et les couper en deux en les tordant.
Il ne doit pas y avoir d’écoulement de jus, vos mains doivent juste être humide pour pouvoir récolter.
Si au moins trois feuilles restent vertes au-dessus de l'épi, attendez les conditions habituelles de récolte.
Dans le cas contraire, l'ensilage peut être envisagé.
Quelques jours d'attente peuvent permettre de préserver davantage d'énergie dans votre fourrage. À l'inverse, une récolte trop précoce ne pourra jamais être corrigée.
Récolter trop tôt peut pénaliser votre ensilage
Un maïs récolté avec peu de matière sèche et peu de grains fournit un ensilage moins riche en amidon et en énergie.
Il présente aussi davantage de risques de pertes de jus, de mauvaise fermentation et de développement de levures ou de moisissures.
Lorsque la matière sèche est faible, deux bonnes pratiques permettent de limiter ces pertes :
Une fois l'ensilage réalisé, faites analyser votre fourrage. Vous connaîtrez précisément sa valeur alimentaire et pourrez ajuster la ration avant d'observer une baisse de production laitière.
Le bon réflexe : observer avant de récolter
- Après la floraison
Si au moins trois feuilles restent vertes au-dessus de l'épi, attendez les conditions habituelles de récolte.
Dans le cas contraire, l'ensilage peut être envisagé.
Quelques jours d'attente peuvent permettre de préserver davantage d'énergie dans votre fourrage. À l'inverse, une récolte trop précoce ne pourra jamais être corrigée.
Récolter trop tôt peut pénaliser votre ensilage
Un maïs récolté avec peu de matière sèche et peu de grains fournit un ensilage moins riche en amidon et en énergie.
Il présente aussi davantage de risques de pertes de jus, de mauvaise fermentation et de développement de levures ou de moisissures.
Lorsque la matière sèche est faible, deux bonnes pratiques permettent de limiter ces pertes :
- mettez en place un lit de paille au fond du silo afin d'absorber les écoulements de jus et d'améliorer la conservation ;
- commencez le chantier par les parcelles les plus sèches, puis terminez par les plus humides. Cette organisation limite les écoulements et favorise une meilleure conservation de l'ensemble du silo.
Une fois l'ensilage réalisé, faites analyser votre fourrage. Vous connaîtrez précisément sa valeur alimentaire et pourrez ajuster la ration avant d'observer une baisse de production laitière.
Le bon réflexe : observer avant de récolter
En année de sécheresse, la meilleure décision n'est pas toujours la plus rapide. En observant chaque parcelle avant de récolter, vous sécurisez vos stocks, préservez la valeur alimentaire de votre ensilage et facilitez l'alimentation de votre troupeau pour les mois à venir.

