Cette phrase, beaucoup l’ont entendue. En janvier, pour bien démarrer l’année, il est utile de remettre les choses dans le bon ordre.
“Trop de croissance avant sevrage pénalise la mamelle” – FAUX ❌
Avant le sevrage, pousser la croissance du veau ne dégrade pas le développement mammaire.
Au contraire, un GMQ élevé à ce stade est lié à de meilleures performances en première lactation.
Pourquoi ?
Parce que la mamelle du jeune bovin n’est pas encore en phase clé de développement.
De la naissance au sevrage, la croissance concerne surtout le squelette et les muscles.
Les tissus mammaires restent peu différenciés.
Des études montrent au contraire que :
- plus de lait avant sevrage = plus de croissance,
- sans hausse du tissu gras mammaire.
👉 Avant sevrage, vous pouvez pousser la croissance sans crainte pour la mamelle.
“Le risque existe… mais plus tard” – VRAI ✅
La crainte est justifiée, mais au mauvais moment.
Le vrai point de vigilance se situe après le sevrage : entre sevrage et puberté, la mamelle entre en croissance rapide.
À ce stade, une croissance trop rapide, liée à des rations très riches, peut :
- favoriser le tissu gras au détriment du tissu glandulaire,
- réduire le potentiel laitier futur.
👉 Ce n’est donc pas la croissance qui pose problème mais le stade biologique auquel elle a lieu.
“Un veau qui consomme beaucoup de lait a toujours une meilleure croissance” – FAUX ❌
Pour obtenir un fort GMQ, il faut du lait, c’est vrai.
Mais un allaitement trop généreux peut freiner l’ingestion d’aliments solides.
Or, ce sont les aliments solides qui construisent le rumen.
Sans rumen fonctionnel :
- la croissance chute après sevrage,
- les efforts faits au départ sont perdus.
Le bon raisonnement n’est donc pas de limiter la croissance mais de faire de la croissance tout en développant le rumen.
Points de vigilance :
- utiliser un aliment d’allaitement riche en protéines avec un bon équilibre matière grasse et protéine,
- un aliment d’allaitement équilibré en acides aminés et acides gras,
- plan de buvée progressif,
- accès précoce à un aliment solide appétent.
Conclusion
Avant sevrage, pousser la croissance du veau est un levier sûr et efficace.
Le vrai risque n’est pas là, mais après.
Raisonner le GMQ selon le stade du jeune bovin permet d’agir avec méthode… et d’avoir un coup d’avance technique.
En période hivernale, l’humidité s’installe vite dans les bâtiments : litière, sols et zones de couchage deviennent alors des réservoirs à germes.
Mammites et boiteries apparaissent rarement par hasard.
Agir sur l’état de la litière permet de limiter ces risques, avant que les pertes ne deviennent visibles.
Pourquoi l’humidité dégrade la santé du troupeau
Dans un bâtiment occupé, l’humidité est permanente.
Elle provient des déjections, de l’urine, de la respiration et parfois de fuites d’eau.
Lorsque la litière reste humide, les bactéries d’environnement se développent rapidement.
Au couchage, les trayons sont en contact direct avec cette flore.
Le risque de mammites augmente, y compris sous forme subclinique.
Ces infections passent souvent inaperçues, mais pénalisent la qualité du lait.
Au sol, l’humidité fragilise les pieds et peuvent provoquer de lésions qui favorisent l’entrée de germes responsables de boiteries infectieuses.
Une boiterie détectée tardivement entraîne déjà des pertes de production.
À titre d’ordre de grandeur, une mammite coûte près de 230 €.
Une boiterie dépasse souvent 250 €, entre soins et pertes indirectes.
Asséchant de litière : un levier de prévention
Un asséchant n’est pas un simple ajout de confort.
Son rôle est d’agir en amont, avant l’apparition des problèmes.
Il agit de deux façons complémentaires :
- en absorbant l’humidité de la litière,
- en limitant le développement des bactéries.
L’intérêt est surtout visible en période à risque :
- hiver humide,
- forte densité animale,
- vêlages groupés,
- zones sensibles du bâtiment.
Une litière plus sèche reste plus saine plus longtemps.
Les trayons sont plus propres au couchage.
Les pieds sont moins exposés à l’humidité chronique.
Asséchants désinfectants : un effet pH à connaître
Certains asséchants ne se limitent pas à absorber l’humidité.
Ils agissent aussi sur le pH de la litière.
Cette variation rend le milieu moins favorable aux bactéries pathogènes.
Beaucoup de germes se développent mieux dans un pH neutre. En le modifiant, l’asséchant freine leur croissance.
Ces produits sont reconnus comme désinfectants.
Les bases du bâtiment à maîtriser en priorité
L’asséchant ne remplace jamais les fondamentaux. Il les renforce lorsque l’équilibre devient fragile.
Pour être efficace, l’asséchant doit s’intégrer dans une conduite globale.
Les points à vérifier régulièrement :
- absence de zones de stagnation d’eau,
- paillage suffisant et bien réparti,
- raclage adapté à la charge en déjections,
- abreuvoirs sans fuite,
- ventilation fonctionnelle.
Un bâtiment mal ventilé reste humide.
Dans ce cas, les bénéfices sont limités.
L’objectif reste simple : sécher vite et maintenir le sec.
Conclusion
L’état de la litière influence directement la santé du troupeau.
L’asséchant est un outil préventif, simple et rentable.
Il complète la gestion du bâtiment et de l’hygiène.
Souvent, ces ajustements évitent des pertes invisibles mais coûteuses.
Un MAC, ou minéral à la carte, est un minéral construit à partir de vos fourrages et de votre ration. Il ne se limite pas aux minéraux, oligo-éléments et vitamines. Il peut intégrer des levures, de la méthionine ou d’autres leviers d’efficacité alimentaire.
Aujourd’hui, de plus en plus d’éleveurs font aussi le choix de le distribuer en vrac.
Voyez par vous-mêmes comment ce fonctionnement s’intègre dans le travail quotidien.
👉 Automatisation de la distribution du MAC en Vrac
Un geste quotidien repensé
Distribuer le minéral est un geste répété, chaque matin, sans exception.
C’est un point clé dans l’organisation du travail, souvent sous-estimé.
Avec le MAC en vrac, le fonctionnement évolue.
Le minéral est stocké en silo, repris par une vis déportée, puis versé directement dans la mélangeuse, au moment de la préparation de la ration.
- Plus de sacs à manipuler
- Moins d’erreurs humaines
- Un geste unique, intégré à la routine
Automatiser ce geste quotidien, c’est un geste en moins à faire, tous les matins.
Sur l’année, ce sont des centaines de manipulations évitées et une organisation plus fluide.
Du confort de travail qui sécurise vos performances
Le confort de travail n’est pas secondaire.
Il conditionne la régularité des apports.
Or, en nutrition, la régularité fait la différence.
Vos animaux doivent recevoir la bonne quantité, chaque jour de la semaine, sans variation inutile.
Le MAC s’inscrit dans cette logique : la bonne dose, à la bonne vache, au bon moment, avec une solution personnalisée à vos fourrages.
Il permet d’ajuster précisément le minéral aux enjeux de la ration et au contexte de l’exploitation :
- Levures pour soutenir la flore ruminale
- Méthionine pour sécuriser l’équilibre protéique
- Solutions anti-stress thermique, à intégrer dès le printemps
- Capteurs de mycotoxines, en appui des fourrages à risque
Nous composons avec vous votre MAC.
Il devient alors un outil d’ajustement, cohérent avec vos fourrages et le fonctionnement du rumen, tout en restant simple à utiliser au quotidien.
Passer au vrac : une décision qui allège le quotidien et les charges
Simplifier le travail est déjà un gain.
Mais le vrac agit aussi sur le coût.
À formulation équivalente, le MAC en vrac permet souvent un écart de prix jusqu’à 60 €/t par rapport au conditionné.
Moins d’emballages, moins de manutention, une logistique plus directe.
Sur l’année, cet écart devient concret, sans compromis nutritionnel.
Un geste simple pour une ration plus juste
Automatiser la distribution de MAC, c’est plus de confort de distribution, plus de régularité, moins d’erreurs humaines.
C’est aussi moins d’emballages, moins de manutention et une logistique plus simple, intégrée au quotidien de l’élevage.
La matière grasse coûte cher, mais elle apporte beaucoup d’énergie.
Pourtant, des rations bien dosées sur le papier ne donnent pas toujours les résultats attendus.
En cause : toute l’énergie annoncée n’est pas toujours utilisée par la vache. Raisonner la matière grasse comme un budget change la donne.
Le piège du “bon % de matière grasse”
Sur le terrain, la matière grasse est souvent pilotée en pourcentage de ration.
C’est simple, mais trompeur.
Deux rations avec le même taux peuvent donner des réponses très différentes :
- production de lait irrégulière
- baisse du taux butyreux
- signes de stress ruminal
Pourquoi ?
Parce qu’une partie des matières grasses n’est jamais valorisée par la vache.
Dans le rumen, certains acides gras sont modifiés ou perdus.
La biohydrogénation et les pertes digestives réduisent l’énergie réellement absorbée.
👉 Résultat : la valeur énergétique théorique surestime souvent la réalité terrain.
Toutes les graisses ne se valent pas
Même à teneur égale, les sources de matières grasses agissent différemment.
Leur origine et leur forme jouent un rôle clé.
Certaines graisses sont très digestibles.
D’autres perturbent la flore ruminale ou passent mal l’intestin.
C’est ici que les matières grasses rumino-protégées prennent tout leur sens.
Leur intérêt est simple :
- elles traversent le rumen sans perturber la fermentation
- elles limitent les pertes liées à la biohydrogénation
- elles apportent une énergie plus directe à la vache
👉 L’énergie annoncée est plus proche de l’énergie réellement utilisée.
Cette approche reste encore peu intégrée sur le terrain.
Pourtant, elle explique pourquoi certaines rations “bien faites” déçoivent.
Penser la matière grasse comme un budget
Un budget se pilote en entrées réelles, pas en montants affichés.
La matière grasse suit la même logique.
La bonne question n’est plus : “Combien de matière grasse est dans la ration ?”
Mais plutôt : “Quelle énergie lipidique la vache absorbe vraiment ?”
Cette approche permet :
- de sécuriser la digestion
- de stabiliser les performances
- de mieux maîtriser le coût par litre de lait
C’est aussi un vrai levier de progrès technique.
Conclusion
Raisonner la matière grasse comme un budget aide à gagner en efficacité.
Moins de pertes, plus d’énergie utile, moins de risques digestifs.
Dans l’élevage, aucune tâche n’est vraiment longue.
Mais mises bout à bout, elles finissent par peser.
Sur beaucoup d’exploitations, la planification des commandes est déjà en place.
Pas pour révolutionner le travail.
Simplement pour enlever des tâches répétées et récupérer du temps utile.
Un fonctionnement déjà rodé sur le terrain
Aujourd’hui, de nombreux éleveurs ne commandent plus au fil de l’eau.
Ils ont identifié ce qui revient toujours.
Il s’agit souvent :
- Du minéral
- De la matière grasse
- De la méthionine
- Du propylène
Ces produits suivent un rythme régulier.
Ils sont donc planifiés une fois, pour le reste de l’année.
Grâce à un outil de suivi en ligne, tout est visible sur un calendrier.
Vous voyez :
- les prochaines livraisons
- les quantités prévues
- les produits concernés
Cette visibilité change la façon de travailler.
Les commandes sont planifiées, mais restent ajustables.
Les quantités et les délais peuvent évoluer si la dynamique du troupeau change.
La planification évite de reprendre les mêmes décisions chaque semaine.
Ce sont des minutes récupérées, semaine après semaine.
Et mises bout à bout, elles font une vraie différence.
Ce temps qui n’est plus passé à l’administratif n’est pas perdu.
Il est utilisé pour observer le troupeau.
Pour regarder les lots.
Pour décider plus calmement.
C’est là que la posture de chef d’entreprise prend tout son sens.
Rendez votre quotidien plus serein
Les retours sont souvent les mêmes.
Ce n’est pas spectaculaire.
Mais le confort est bien réel.
Quand les commandes sont planifiées et visibles, vous limitez :
- les ruptures au mauvais moment
- les surplus inutiles
- les décisions prises sous pression dans l’urgence avec la crainte de ne pas être livré dans les délais
Résultat : le quotidien devient plus fluide.
Les volumes sont anticipés.
Les stocks sont mieux maîtrisés.
Un gain économique simple
La planification apporte aussi un avantage économique reconnu.
Les commandes récurrentes donnent accès à une remise.
Jusqu’à 30 € par tonne peuvent être économisés.
Ce n’est pas l’argument principal.
Mais c’est un gain simple, sans effort en plus.
Et apprécié quand il s’ajoute au confort d’organisation.
Moins de tâches à gérer, plus de temps pour piloter l’élevage.
La planification des commandes est déjà un réflexe dans beaucoup d’élevages.
Elle apporte de la visibilité et enlève des tâches répétées.
Les ajustements restent possibles, sans urgence.
Et ce temps récupéré permet surtout de mieux piloter son élevage.