Broutards : Comment Gagner Facilement Jusqu’à 380 € De Plus Par Animal


À près de 6 € le kilo vif, chaque kilo produit peut faire la différence.
En complémentant vos broutards au bon moment, il est possible de gagner jusqu’à 380 € de plus par animal, sans compliquer votre système.
Voici des repères simples, chiffrés et éprouvés pour transformer cette opportunité en résultats concrets.





Produire plus tôt, produire plus rentable


Entre 1 et 8 mois, le broutard traverse une phase clé.
C’est là que les kilos sont les moins chers à produire.

À cet âge, l’efficacité alimentaire est maximale.
Il faut environ 5 kg consommés pour produire 1 kg vif.
À l’âge adulte, on se rapproche plutôt de 10 kg pour 1 kg vif.

Autrement dit,
👉 un kilo produit jeune coûte deux fois moins cher.

Sans complémentation, la croissance dépend du lait et de l’herbe, deux leviers variables, même en bonne année.
La complémentation permet de prendre le relais lorsque le lait maternel baisse, tout en maintenant une croissance régulière du broutard.
Elle limite aussi la mobilisation des réserves de la vache, qui doit simultanément refaire son état corporel et préparer la gestation suivante.

À 8 mois avec une complémentation dès 1 mois, par rapport à sans complémentation c’est +64 kg vifs, soit +384 € / broutard,
👉 Plus lourd à la vente, c’est plus d’euros par tête.



Un retour sur investissement clair et mesurable

La complémentation reste modérée et facile à piloter.

En pratique sur 7 mois,
votre broutard consommera environ 320 kg d’aliment,
avec une montée progressive.

À 6 € le kilo vif :

64 kg produits rapportent 384 €,
pour un coût proche de 121 €,
soit +263 € par animal.

👉 Chaque euro investi en rapporte plus de deux.
Le calcul est simple, lisible et assumé.



Les papilles ruminales, un capital pour la suite

La complémentation ne sert pas qu’à faire du poids.
Elle agit aussi sur le rumen.

Chez le jeune broutard, le rumen est en construction.
Le concentré riche en amidon stimule le développement des papilles ruminales.

Ces papilles augmentent la surface d’échange.
Elles améliorent l’absorption des nutriments.

Résultat concret :
  • une transition plus simple après sevrage,
  • une ingestion plus rapide en atelier,
  • une ration d’engraissement mieux valorisée.

Et ça se voit sur le terrain.
Les broutards préparés démarrent plus vite.
Ils utilisent mieux chaque kilo consommé plus tard.



Produire aujourd’hui, performer demain


La complémentation des broutards crée une double valeur.
Elle génère plus d’euros aujourd’hui
et prépare l’efficacité alimentaire de demain.

À ce niveau de prix, produire tôt devient stratégique.
Produire juste, c’est préparer des animaux performants.
Et construire, dès maintenant, la réussite de demain.


Ensilage : Sécurisez La Qualité Et Évitez Les Pertes



Février est le moment idéal pour faire le point sur vos ensilages.

Six mois après les chantiers, six mois avant les prochains, cette période charnière permet de prendre du recul sur la récolte passée et d’anticiper les choix à venir.

Ce n’est ni trop tôt ni trop tard pour protéger vos fourrages et préparer 2026.




Évaluez la qualité de vos ensilages


L’ensilage est au cœur de la ration.

Sa qualité influence directement l’ingestion, la santé et la production des animaux, en particulier lorsque les rations sont distribuées sur plusieurs jours (taries, préparation vêlage) ou fortement sollicitées en lactation.


Pour faire un bilan rapide, posez-vous ces questions :
  • Vos ensilages restent-ils stables à l’ouverture ?
  • La ration est-elle régulière depuis plusieurs semaines ?


Certains signes doivent vous alerter :
  • échauffement du front d’attaque ou de la ration
  • refus à l’auge
  • odeurs anormales ou aspect poussiéreux
  • variations de production ou de TB/TP

Ces problèmes sont rarement dus au hasard. Ils trouvent souvent leur origine dès le chantier : stade de récolte trop sec ou trop humide, tassement insuffisant, fermeture imparfaite ou gestion du silo ouvert perfectible.


Ce que vous observez aujourd’hui conditionnera directement la sécurité des rations dans les mois à venir.



Après ouverture : les gestes simples pour limiter les risques

Une fois le silo ouvert, la maîtrise de l’air devient prioritaire.
C’est un point clé pour sécuriser les rations au printemps et en été, lorsque les températures augmentent.


Pour limiter les pertes :
  • Prenez tout le front chaque jour, ou tous les deux jours,
  • Débâchez au moins deux fois par semaine,
  • Placez une rangée de boudins près de l’ouverture pour limiter l’entrée d’air.

Ces gestes simples permettent souvent de préserver la stabilité et l’ingestion.



Anticiper 2026 grâce à un vrai retour d’expérience

Si des échauffements apparaissent malgré une bonne gestion à l’ouverture, il est essentiel de remonter à l’origine du problème.

Février est le bon moment pour construire un véritable rétroplanning, à partir de ce qui s’est passé l’an passé, afin de sécuriser la campagne en cours et la suivante.


Pour la prochaine récolte, plusieurs leviers sont à considérer :
  • Récolter à un stade adapté (30-35 % MS pour le maïs),
  • Augmenter la densité avec plus de passages ou des tracteurs plus lourds,
  • Réduire la durée du chantier au maximum,
  • Utiliser des bâches neuves sur le dessus et les murs du silo.



Les inoculants pour renforcer la conservation

Lorsque ces bases sont maîtrisées, les inoculants peuvent renforcer la conservation et la sécurité sanitaire de vos silos.

Selon leur composition, les effets peuvent varier :

  • Bactéries acidifiantes/ homofermentaires : baisse rapide du pH, moins de pertes de matières sèche
  • Bactéries stabilisantes/ hétérofermentaire : plus de stabilité à l’ouverture
  • Enzymes : acidification plus rapide, fibres plus digestes

Le choix de l’inoculant doit rester cohérent avec les pratiques et les objectifs du système.



L’analyse fourrage : un outil de réflexion supplémentaire

Pour aller plus loin, l’analyse reste un outil précieux.
Elle permet d’anticiper les périodes à risque et d’adapter les choix techniques.

Deux analyses particulièrement utiles :
  • levures et moisissures pour évaluer le risque d’échauffement,
  • analyse nutritionnelle pour vérifier la stabilité de la valeur alimentaire.


En résumé

Février est une étape clé pour sécuriser la fin de l’hiver, anticiper les rations du printemps et préparer la prochaine récolte. Observer, analyser et ajuster vos pratiques aujourd’hui, c’est protéger vos fourrages, vos animaux et votre résultat demain.

Mycotoxines : Où En Sont Les Ensilages De Maïs 2025-2026 ?


Les mycotoxines restent un point de vigilance majeur dans les ensilages de maïs.

En février, vous avez assez de recul pour juger la qualité sanitaire de vos silos.

Les résultats 2025-2026 apportent des signaux plus rassurants que 2024-2025, mais appellent encore à de la rigueur pour sécuriser vos performances.




Que sont les mycotoxines et pourquoi faut-il rester vigilant ?

Les mycotoxines sont des molécules produites par des champignons (principalement : Fusarium, Aspergillus et Penicillium).



On distingue deux familles :
  • Mycotoxines de champs : DON (déoxynivalénol), ZEA (zéaralénone), fumonisines.
Elles se développent avant et pendant la récolte.

  • Mycotoxines de stockage : aflatoxine, ochratoxine.
Elles apparaissent dans des silos mal tassés ou pas assez étanches.

Une fois présentes, elles ne disparaissent pas.

Même à faible dose, plusieurs toxines peuvent agir ensemble. Ces effets synergiques peuvent impacter ingestion, lait et reproduction.



Pourquoi la campagne 2024-2025 a marqué les esprits ?

Les ensilages 2024-2025 ont montré un niveau de contamination élevé.

Les causes sont connues :
  • année très pluvieuse,
  • récoltes tardives,
  • beaucoup de maïs versés.

Résultat : 87 % des échantillons analysés étaient contaminés.
La majorité contenait plusieurs mycotoxines.


Le DON était la plus fréquente.
La ZEA était souvent à des niveaux élevés.
Plus d’un échantillon sur deux présentait un risque sur la reproduction :
  • chaleurs peu visibles,
  • baisse de réussite à l’IA,
  • avortements précoces.


À quoi s’attendre pour les ensilages 2025-2026 ?

Les données de l’observatoire sont plus favorables.

Le DON reste la mycotoxine la plus présente, mais les niveaux médians sont trois fois plus faibles qu’en 2024.


Attention toutefois à un point clé : Le rapport épi / tige est plus faible cette année.

Conséquence :
  • tassement plus difficile,
  • plus d’air,
  • risque de développement de mycotoxines au silo.
Les bons résultats ne dispensent donc pas de contrôle.



Quelle analyse choisir pour décider sans se tromper ?

Tous les tests ne se valent pas :

  • Bandelette
Rapide, mais risque élevé de faux résultats.


  • ELISA
Identifie les mycotoxines et donne une estimation.
Plus fiable que des bandelettes, mais moins précis que HPLC.


  • HPLC, utilisée par les laboratoires Eurofins
Méthode de référence européenne. Très précise, même à faible niveau.
Idéale pour évaluer le risque réel de contamination.

Quand l’ensilage est au cœur de la ration, une analyse fourrage poussée apporte des données solides.

Elle permet d’agir avant que les performances ne baissent.



Conclusion


Les ensilages 2025-2026 sont globalement plus sains qu’en 2024 mais la structure des maïs impose de rester vigilant.

Mesurer, comprendre et anticiper reste la meilleure façon de sécuriser lait, reproduction et rentabilité, sans agir à l’aveugle.

Pesée Des Chevrettes : La Méthode Efficace Pour Atteindre Le Bon Poids


Peser les chevrettes, c’est savoir où en est réellement votre élevage. Sans données fiables, la conduite repose sur l’œil, souvent trompeur.

La pesée sécurise chaque décision clé, dès le plus jeune âge.

Mais peser seul ne suffit pas. La valeur ajoutée vient de l’analyse des résultats et des ajustements qui suivent.

La pesée connectée rend cette démarche simple, rapide et fiable.
Un vrai levier pour éviter des erreurs invisibles mais coûteuses.




Objectif clair : 55 % du poids adulte à la reproduction

Atteindre 55 % du poids adulte à la mise à la reproduction est un repère technique majeur.

Cet objectif permet :
  • D’atteindre la puberté au bon moment,
  • Ce qui favorise une mise à la reproduction précoce et réussie,
  • Entrainant moins de période improductive,
  • Une production laitière plus forte et une longévité accrue en troupeau.


Sans suivi du poids, ces équilibres restent théoriques.


Une chevrette trop légère retarde la reproduction et les mises bas.
Une chevrette trop lourde gaspille de l’aliment sans gain futur.


Pourquoi la pesée change la conduite des chevrettes


La pesée repose sur des faits, pas sur du ressenti.
Elle permet d’identifier rapidement les animaux qui décrochent.


Mais l’étape clé reste l’interprétation des résultats.
Selon les situations observées, l’analyse peut conduire :

  • à un réallotement pour retrouver des lots homogènes,
  • à une correction de la trajectoire de croissance via la ration,
  • ou au maintien de la conduite actuelle si le GMQ est satisfaisant.

 

Peser régulièrement permet :

  • de vérifier la cohérence entre ration, ingestion et croissance,
  • d’ajuster les pratiques au bon moment,
  • de trier les lots sur des critères objectifs afin de les réalloter et les homogénéiser si besoin.  


Une pesée ponctuelle ne suffit pas.
Sans répétition, les phases à risque restent invisibles.
Se baser sur quelques animaux ne reflète jamais un lot entier.

⚠️ Pour une pesée représentative, évitez ces erreurs fréquentes :
  • oublier la tare de la bascule,
  • peser après la prise de colostrum à la naissance,
  • noter manuellement et confondre boucle ou poids.
Ces écarts faussent les GMQ, l’analyse de la croissance et brouillent les décisions.


La pesée connectée : sécuriser et simplifier


La pesée connectée répond à ces limites.

L’animal entre sur la bascule, la boucle est lue automatiquement. Le poids est enregistré sans saisie manuelle. Il ne reste qu’à faire entrer la chevrette suivante.

Les bénéfices sont directs :
  • moins d’erreurs de saisie,
  • données tracées et exploitables dans le temps,
  • gain de temps lors des manipulations.

La pesée devient rapide, fluide et répétable. Cela permet de peser plus souvent, même sur des lots conséquents.

Votre confort de travail progresse, votre charge mentale baisse, vos décisions gagnent en sérénité.


Conclusion

Peser les chevrettes est une première étape indispensable.

Analyser les résultats et corriger la conduite fait toute la différence.
La pesée connectée transforme une contrainte en outil de pilotage et ouvre une réflexion utile sur les marges de progrès de l’élevage.

Pesée Des Génisses : La Méthode Efficace Pour Atteindre Le Bon Poids



Conduire des génisses sans les peser, c’est piloter à l’œil. Or la croissance ne pardonne pas les approximations.


Peser permet de sécuriser chaque décision clé, dès le plus jeune âge. Aujourd’hui, la pesée connectée rend cet acte simple, rapide et fiable.


Un vrai levier pour éviter des erreurs invisibles mais coûteuses.




Un objectif clair : une croissance sans rupture



L’objectif est simple et non négociable : 1000 g/jour, tous les jours, de la naissance jusqu’au vêlage, sans à-coups.



Cet objectif permet :
  • Une puberté atteinte au bon moment et un âge au premier vêlage maîtrisé,
  • Ce qui favorise une mise à la reproduction précoce et réussie,
  • Entrainant moins de jours improductifs,
  • Une plus forte production laitière et une carrière plus longue pour vos vaches.

Il n’existe pas de croissance compensatrice fiable chez la génisse.
Un retard pris jeune reste souvent visible plus tard.



Pourquoi peser plutôt que juger à l’œil

L’œil est utile, mais il trompe.

La pesée permet de :
  • Se baser sur des faits, pas sur un ressenti,
  • Repérer vite les animaux qui décrochent,

Mais peser ne suffit pas.
La mesure n’est qu’une première étape. Les résultats doivent être analysés.



Selon les cas, cela peut conduire à :
  • Maintenir les pratiques si la croissance est correcte
  • Corriger la ration ou la conduite pour retrouver le rythme visé quand les animaux décrochent
  • Trier les lots sur des critères objectifs et les réalloter si besoin.

C’est cette logique Peser, Analyser, Corriger qui permet de piloter la croissance.


⚠️ Certaines erreurs faussent l’analyse si elles ne sont pas maîtrisées :
  • Oublier la tare de la bascule, surtout sur sol irrégulier
  • Peser au mauvais moment, comme après une prise de colostrum
  • Peser trop rarement, ou seulement quelques animaux du lot
  • Se tromper de numéro ou de poids lors de la saisie 

    Ces écarts faussent les GMQ, l’analyse de la croissance et brouillent les décisions. 

Peser régulièrement donne une vision claire des phases à risque.
Sans mesures, les erreurs restent invisibles trop longtemps.


La pesée connectée : fiabilité et confort réunis

La pesée connectée repose sur un principe simple : l’animal monte sur la bascule, la boucle est lue, le poids est enregistré. Il ne reste qu’à faire entrer le suivant.


Les bénéfices sont immédiats :
  • Moins d’erreurs de saisie,
  • Données tracées et exploitables
  • Gain de temps réel lors des manipulations
  • Moins de stress pour l’éleveur

Le confort de travail permet de peser plus souvent.
Et plus les données sont régulières, plus les décisions sont sûres.


Conclusion

Peser les génisses, c’est d’abord chercher à ne pas se tromper.
Mais c’est surtout utiliser la donnée pour ajuster la conduite au bon moment.

La pesée connectée sécurise les décisions, simplifie le travail
et redonne de la maîtrise sur la croissance.

Une base solide pour construire l’avenir de votre troupeau.