Vos Génisses Pâturent… Mais Leurs Besoins Ne S’arrêtent Pas Là


Les génisses passent souvent au second plan pendant l'été. Pourtant, les oublier à cette période, c’est risquer de ne pas accompagner correctement leur croissance et de compliquer la reproduction.

Un apport de minéral adapté aide à couvrir leurs besoins, à poursuivre les efforts déjà menés avant la mise à l’herbe et à préparer la génisse dans de bonnes conditions pour la reproduction.





Au pâturage, la croissance ne prend pas de vacances

Une génisse ne fait pas que manger de l'herbe : elle construit son squelette, développe ses muscles et prépare sa future carrière de laitière.

Le risque est de penser que le pâturage couvre tous ses besoins. En réalité, même une belle prairie n'apporte pas toujours suffisamment de minéraux comme le calcium, le phosphore ou le magnésium. Ces éléments sont indispensables à la construction du squelette et à une croissance régulière.

Des carences passent souvent inaperçues. Pourtant, elles peuvent ralentir la croissance, et retarder la puberté. Quelques mois plus tard, les conséquences se retrouvent au moment du premier vêlage, puis sur la première lactation.



Oligo-vitamine : préparer la reproduction

Le poids ne fait pas tout. Une génisse peut sembler bien développée sans que son appareil reproducteur soit totalement prêt.

Les oligo-éléments et les vitamines, comme le cuivre, le zinc, l'iode ou le sélénium, participent au bon fonctionnement de la reproduction. Un apport régulier aide à préparer la puberté, à favoriser une bonne fertilité et à mettre toutes les chances de votre côté pour réussir les premières inséminations.

Si le pâturage ne dure que quelques semaines, une impasse reste généralement sans conséquence. En revanche, lorsque les génisses restent plusieurs mois à l'herbe, une complémentation devient un véritable levier de performance.




Le saviez-vous ? Une sous-minéralisation en zinc pendant la phase de croissance des génisses peut avoir des conséquences bien au-delà de cette période. Elle augmente notamment le risque de dermatites lors de la première lactation et peut pénaliser durablement les performances de l'animal, tant sur le plan de la production laitière que de la reproduction.


Dans la pratique, l'objectif est simple : assurer un apport régulier tout au long de la période de pâturage. Selon l'organisation de l'élevage, cet apport peut être distribué avec le concentré ou sous une autre forme adaptée. Une simple pierre à sel ne suffit généralement pas à couvrir tous les besoins.



Les futures meilleures laitières se préparent dès aujourd'hui

Les performances d'une vache se construisent bien avant son premier vêlage. En continuant à suivre les génisses pendant le pâturage et en couvrant leurs besoins en minéral, vous sécurisez leur croissance, leur reproduction et leur future production de lait. Les résultats ne se voient pas toujours immédiatement, mais ils accompagnent souvent la vache pendant toute sa carrière.

Les génisses passent souvent au second plan pendant l'été. Pourtant, les oublier à cette période, c’est risquer de ne pas accompagner correctement leur croissance et de compliquer la reproduction.

Un apport de minéral adapté aide à couvrir leurs besoins, à poursuivre les efforts déjà menés avant la mise à l’herbe et à préparer la génisse dans de bonnes conditions pour la reproduction.

Vos Vaches Mangent Moins ? L’Impact Sur Le Lait Est Déjà Là…


La canicule est là, vos vaches mangent moins… et l'auge se vide moins vite qu'avant ? Les premiers litres de lait disparaissent alors sans faire de bruit.


Quelques ajustements réalisés au bon moment suffisent souvent à préserver les performances.





VRAI ou FAUX ? « Quand l'ingestion baisse, il faut augmenter les céréales. »


FAUX.

Lorsque les vaches consomment moins de matière sèche, le premier réflexe est souvent d'ajouter des céréales pour maintenir l'énergie de la ration. Ce choix n'est pourtant pas toujours le bon.


Recharger la ration en énergie acidogène peut s’avérer dangereux. Le rumen valorise alors moins bien les fibres, l'ingestion peut continuer de diminuer et la baisse de production s'accentuer.

➡️ Vous risquez d'entrer dans un cercle difficile à enrayer.



Si vous observez :
  • des refus qui augmentent,
  • des vaches qui passent souvent à l’auge sans consommer davantage,
  • la production qui baisse progressivement.


Le bon réflexe n’est pas d’apporter plus d’amidon mais de chercher une autre façon d'apporter de l'énergie.



Densifier l'énergie sans déséquilibrer le rumen


Lorsque chaque bouchée compte, l'objectif est d'apporter davantage d'énergie dans le même volume de ration.


Une matière grasse protégée permet d'augmenter la densité énergétique sans ajouter d'amidon. Vous répondez ainsi aux besoins des vaches tout en limitant le risque d'acidose.


Les vaches les plus productrices présentent des besoins énergétiques plus élevés que le reste du troupeau. Elles doivent donc disposer d'un apport supérieur en nutriments et en précurseurs de matière grasse. À défaut, leur capacité de synthèse peut être limitée, malgré leur potentiel de production.


Apporter de la matière grasse ne remplace pas un ensilage de qualité. Cette solution aide à franchir une période où l'ingestion devient le facteur limitant. C'est souvent le cas en fin de silo, lorsque les températures élevées accentuent encore la baisse de consommation.


Chaque exploitation étant différente, le niveau d'incorporation doit être raisonné en fonction de la ration déjà distribuée.



Anticipez plutôt que subir


Une baisse d'ingestion n'est jamais anodine. En fin de silo, augmenter les céréales n'est pas toujours la meilleure réponse.


En apportant de l'énergie sous forme de matière grasse adaptée, vous limitez les risques de déséquilibre digestif tout en préservant les performances de vos vaches.


Maïs : Faut-il sortir l'ensileuse sans attendre ?


Votre maïs souffre de la sécheresse et vous vous demandez s'il faut sortir l'ensileuse sans attendre ?


La tentation est grande, mais une récolte trop précoce peut coûter plus cher que quelques jours de patience.


En prenant le temps d'observer chaque parcelle, vous mettez toutes les chances de votre côté pour produire un ensilage de qualité et sécuriser l'alimentation de votre troupeau cet hiver.





Avant de récolter, regardez votre parcelle de près


Sous l'effet des fortes chaleurs et du manque d'eau, les maïs sont très hétérogènes cette année. Une parcelle peut sembler totalement desséchée en bordure, alors que les plantes situées au centre continuent encore d'évoluer.


Le premier réflexe consiste donc à parcourir la parcelle en diagonale et à observer plusieurs zones, pour avoir une vision représentative de l’ensemble de la parcelle.


Quelques repères simples peuvent vous guider :


  • Avant la floraison

S'il reste encore des feuilles vertes, notamment au cœur de la plante, laissez le maïs évoluer quelques jours.


Si la plante est presque entièrement sèche. Arrachez quelques pieds et les couper en deux en les tordant.


Il ne doit pas y avoir d’écoulement de jus, vos mains doivent juste être humide pour pouvoir récolter.



  • Après la floraison


Si au moins trois feuilles restent vertes au-dessus de l'épi, attendez les conditions habituelles de récolte.


Dans le cas contraire, l'ensilage peut être envisagé.


Quelques jours d'attente peuvent permettre de préserver davantage d'énergie dans votre fourrage. À l'inverse, une récolte trop précoce ne pourra jamais être corrigée.




Récolter trop tôt peut pénaliser votre ensilage



Un maïs récolté avec peu de matière sèche et peu de grains fournit un ensilage moins riche en amidon et en énergie.


Il présente aussi davantage de risques de pertes de jus, de mauvaise fermentation et de développement de levures ou de moisissures.


Lorsque la matière sèche est faible, deux bonnes pratiques permettent de limiter ces pertes :
  • mettez en place un lit de paille au fond du silo afin d'absorber les écoulements de jus et d'améliorer la conservation ;
  • commencez le chantier par les parcelles les plus sèches, puis terminez par les plus humides. Cette organisation limite les écoulements et favorise une meilleure conservation de l'ensemble du silo.

Une fois l'ensilage réalisé, faites analyser votre fourrage. Vous connaîtrez précisément sa valeur alimentaire et pourrez ajuster la ration avant d'observer une baisse de production laitière.




Le bon réflexe : observer avant de récolter


En année de sécheresse, la meilleure décision n'est pas toujours la plus rapide. En observant chaque parcelle avant de récolter, vous sécurisez vos stocks, préservez la valeur alimentaire de votre ensilage et facilitez l'alimentation de votre troupeau pour les mois à venir.

Ensilage Qui Chauffe ? Et Si Vous Perdiez Plus Que Vous Ne Le Pensez…


Avec la canicule vous avez pu observer vos rations chauffer dans l’auge. Cela peut-être dû à un échauffement de l’ensilage.

Et un ensilage qui chauffe ne prend pas seulement quelques degrés. Il perd aussi en qualité, en appétence et en stabilité.


En été, ces dégradations s'accélèrent avec la chaleur.


En anticipant dès la récolte et en utilisant un inoculant adapté vous préservez votre fourrage jusqu'à l'auge.





L'échauffement commence bien avant d'être visible


Lorsque l'air pénètre dans le silo, les levures se développent rapidement. Elles réchauffent le fourrage et augmentent progressivement son pH.


Ce phénomène favorise ensuite l'apparition d'autres microorganismes indésirables, comme les moisissures.


Les conséquences sont bien connues : un fourrage moins appétent, une ingestion qui baisse et des performances qui peuvent être pénalisées.


Une fois l'échauffement visible ou les moisissures installées, il est déjà trop tard. La meilleure solution reste donc de prévenir plutôt que de subir.




Un inoculant complète les bonnes pratiques de conservation


La première étape consiste à réussir son ensilage :
  • récolter au bon stade de matière sèche,
  • hacher suffisamment fin pour faciliter le tassement,
  • fermer le silo de façon parfaitement hermétique.

En complément de ces bonnes pratiques, un inoculant peut être ajouté.


Point de vigilance cette année : les conditions climatiques pourraient conduire à davantage de récoltes précoces de maïs. Plus riches en sucres fermentescibles, ces ensilages présentent un risque plus élevé de fermentations indésirables. Un inoculant adapté permet de mieux sécuriser leur conservation.


Selon sa composition, un inoculant peut agir de plusieurs façons :

  • Les bactéries homofermentaires : accélèrent la baisse du pH et limitent les pertes de matière sèche.

  • Les bactéries hétérofermentaires : freinent davantage le développement des levures et des moisissures, améliorent la stabilité du fourrage après ouverture.

  • Certaines solutions associent aussi des enzymes, qui favorisent une acidification plus rapide et rendent les fibres plus digestes.

Le choix de l'inoculant doit rester cohérent avec vos pratiques et vos objectifs de conservation.




Un fourrage plus stable, jusqu'à l'auge


L'intérêt d'un inoculant ne s'arrête pas au silo. Il permet aussi de limiter les échauffements à l'auge, notamment lorsque les rations des taries sont distribuées pour plusieurs jours.


Les élevages équipés de cuisines pour robots d'alimentation y trouvent également un avantage, avec des cubes qui restent plus stables et se dégradent moins rapidement.


Au final, vous conservez un fourrage plus frais, plus appétent et plus régulier. Vos animaux valorisent mieux la ration et vous gagnez en sérénité pendant les périodes de fortes chaleurs.




Préservez vos ensilages


Préserver un ensilage ne se résume pas à réussir le chantier de récolte. En associant de bonnes pratiques de conservation à un inoculant adapté, vous sécurisez la qualité de votre fourrage jusqu'à sa distribution, même en plein été.

Réforme Laitière : Anticipez Pour Mieux Valoriser Vos Vaches


Une réforme laitière ne se décide pas uniquement le jour où une vache quitte le troupeau. C'est souvent plusieurs mois avant que tout se joue.


En anticipant vos réformes, vous gagnez en marge de manœuvre pour mieux valoriser chaque animal et améliorer la rentabilité globale de votre atelier lait.




La réforme laitière se pilote comme le reste du troupeau




Les meilleures valorisations résultent d'une stratégie de renouvellement cohérente et d'une bonne connaissance du troupeau.


Suivre régulièrement les vaches susceptibles d'être réformées aide à anticiper les besoins de renouvellement, à mieux organiser le travail et à saisir les opportunités de valorisation lorsqu'elles se présentent.


Avec cette approche, la réforme laitière devient un véritable outil de pilotage de l'exploitation, au même titre que la production laitière ou la qualité des fourrages.



Une réforme anticipée laisse plus de choix


Une vache réformée dans l'urgence est rarement vendue dans les meilleures conditions. Une baisse de production, un problème sanitaire ou un manque de place conduisent parfois à des départs précipités, avec une valorisation limitée.


Repérer à l'avance les animaux qui approchent de la réforme permet au contraire de préparer leur sortie.


Vous pouvez :
  • choisir le moment le plus adapté,
  • organiser leur conduite,
  • sécuriser leur débouché.

Cette anticipation facilite aussi la gestion du renouvellement et limite les décisions prises dans l'urgence.



Préparez vos vaches avant leur départ


Une fois la décision de réforme prise, plusieurs leviers peuvent améliorer la valorisation de l'animal.


Selon la situation de l'exploitation, il peut être intéressant de :
  • prévoir une période de finition lorsque l'état de la vache le permet ;
  • valoriser des surfaces disponibles par le pâturage ;
  • vérifier que les critères des filières qualité peuvent être respectés ;
  • programmer la vente au moment le plus opportun.

Chaque élevage est différent. L'objectif reste le même : tirer le meilleur parti de chaque vache avant son départ, sans pénaliser le fonctionnement du troupeau.



À retenir : une réforme anticipée offre davantage de possibilités qu'une réforme subie. Identifier les futures vaches de réforme plusieurs mois à l'avance permet de préparer leur conduite, de mieux valoriser leur potentiel et de renforcer, progressivement, la rentabilité de votre atelier lait.

Comment remplir votre cahier sanitaire sans contrainte ?


Un bon suivi sanitaire évite bien des erreurs sur une exploitation. Encore faut-il retrouver rapidement les bonnes informations au bon moment.


Avec Consélio, vous centralisez facilement les traitements, les interventions et l’historique sanitaire du troupeau.


Un vrai gain de temps au quotidien, avec plus de sécurité pour vos animaux et votre exploitation.





Le suivi sanitaire de l’élevage : une surveillance indispensable


En 2021, une enquête menée par l’Idele et la Chambre d’Agriculture dans des élevages laitiers du Grand Ouest du réseau Inosys montre que les frais vétérinaires représentent en moyenne 9 €/1000 litres de lait, soit 62 € par vache laitière et par an.


Un suivi sanitaire précis permet :
  • de repérer plus tôt les maladies,
  • d’agir rapidement,
  • de limiter les pertes économiques sur l’élevage.



Un carnet sanitaire clair et rapide à utiliser


Quand les informations sont notées à plusieurs endroits, les oublis arrivent vite.

Date de traitement, délai d’attente, animal concerné… une donnée manquante peut compliquer la gestion du troupeau.

Le carnet sanitaire de Consélio permet d’enregistrer les traitements sur un animal ou un lot en quelques clics : traitement d’une mammite, vaccination, …

Depuis l’application mobile, vous pouvez saisir une intervention directement dans le bâtiment, avec ou sans wifi.

Le logiciel intègre aussi une base de données des médicaments vétérinaires.

Vous savez rapidement quand le lait peut retourner dans le tank ou quand un animal peut partir à l’abattoir.


Résultat :
  • moins de risque d’erreur,
  • un historique sanitaire clair,
  • des données conservées pendant 5 ans,
  • une conformité plus simple en cas de contrôle.






Le bilan sanitaire aide à repérer les dérives


Le nouvel onglet « Bilan sanitaire » permet maintenant d’avoir une vision globale des maladies présentes sur l’élevage.


En un coup d’œil, vous visualisez les problèmes les plus fréquents sur une période donnée.


Le logiciel compare aussi les résultats avec la période précédente.

Une hausse des mammites, des boiteries ou des problèmes respiratoires devient rapidement visible.




Ce suivi permet de réagir plus tôt avant que les pertes économiques augmentent.

Le bilan sanitaire facilite aussi les échanges avec votre vétérinaire. Vous disposez de données claires pour analyser les points de vigilance et prioriser les actions à mettre en place sur le troupeau.




Des données utiles pour piloter votre élevage


Un suivi sanitaire bien tenu ne sert pas uniquement lors d’un contrôle. Il aide aussi à prendre de meilleures décisions au quotidien.

Avec des informations centralisées et faciles à consulter, vous gagnez du temps et vous suivez plus précisément l’évolution des maladies sur votre exploitation.

Consélio apporte surtout une chose essentielle : plus de sérénité dans le suivi sanitaire du troupeau.