Un sevrage mal préparé peut freiner la croissance de vos génisses.
Pour limiter ce risque, favorisez sur le développement du rumen dès les premières semaines.
Les levures vivantes peuvent compléter votre conduite alimentaire en accompagnant le développement de la flore ruminale.
Comment préparer le rumen avant le sevrage ?
Avant le sevrage, le rumen doit se développer et accueillir une flore microbienne capable de valoriser les aliments solides.
Pour favoriser la bonne préparation du rumen, adoptez trois réflexes :
- Proposez dès les premiers jours de vie un concentré adapté aux jeunes bovins, toujours frais et facilement accessible.
- Mettez de l’eau propre à disposition en permanence, dans un abreuvoir adapté à leur taille.
- Distribuez un fourrage fibreux, comme une paille de bonne qualité, pour accompagner le développement de la rumination.
Les levures vivantes peuvent compléter cette conduite alimentaire. Elles contribuent au développement de la flore microbienne et au fonctionnement du rumen. Leur intérêt est d'accompagner cette préparation en amont du sevrage.
Ne négligez pas l’ingestion
Ces conseils de préparation du rumen ne sont valables que si vos génisses mangent suffisamment.
Au sevrage, le stress généré peut réduire l’ingestion des aliments et freiner la croissance.
Pour sécuriser l’ingestion :
- Réduisez progressivement les apports de lait sur deux à trois semaines avant sevrage,
- Évitez de cumuler sevrage, changement de bâtiment et regroupement des animaux au même moment qui génèrent du stress supplémentaire.
- Vérifiez que chaque génisse trouve facilement son eau et ses aliments après le changement de lot.
Ces précautions favorisent une transition alimentaire plus régulière et limitent le risque de rupture de croissance.
Comment vérifier que vos génisses sont prêtes ?
Avant sevrage, pour vous assurer que vos génisses seront capables de valoriser correctement les aliments que vous leur apportez : mesurez les β-OH dans le sang.
À l’aide d’une goutte de sang et d’un lecteur adapté, vous obtenez un indicateur de l’activité fermentaire du rumen. Si les résultats sont trop faibles, décalez le sevrage et maintenez vos efforts.
Vous limitez ainsi le risque de devoir rattraper une croissance perdue, avec un objectif : préserver le développement de vos futures laitières et faciliter l’atteinte d’un vêlage précoce.
Une croissance régulière se prépare tôt
Le sevrage ne se joue pas le jour où le lait s’arrête. Il se prépare dès les premières semaines, grâce à une ingestion suffisante d’aliments solides, une transition progressive et un rumen fonctionnel.
En intégrant les levures vivantes à une conduite alimentaire adaptée, vous accompagnez cette préparation et mettez toutes les chances de votre côté pour préserver le potentiel de croissance de vos génisses.
